"Le recensement est, avant tout, une affaire de communication, pour laquelle l’Etat a consacré des sommes colossales", a souligné M. Boukrami en marge d’un séminaire organisé à Blida sous le signe "un système de statistiques au service d’une politique économique efficace".
Donnant quelques indices économiques pour illustrer ses propos, il a rappelé que les investissements nationaux en 2010, ont atteint 38 % du produit national brut, alors que le montant du budget de l’Etat pour l’équipement est de 30 milliards de dollars, et que les transferts sociaux ont été estimés, pour la même période, à 15 milliards de dinars, a-t-il indiqué.
Revenant sur le sujet de la communication, M. Boukrami a estimé que "son efficacité est tributaire de la bonne écoute des préoccupations de la jeunesse et des opérateurs économiques et de tous les segments de la société algérienne".
"Nécessairement, la communication débouche sur la stabilité institutionnelle, en ce qu’elle implique comme continuité de l’application des textes de loi, et l’importance à accorder à une vision lointaine nécessaire pour l’avènement d’une économie fructueuse et stable", a-t-il souligné. Il a également attirer l’attention sur l’importance à accorder au rôle de l’administration pour la mettre au service des opérateurs économiques "conditionnant la compétitivité économique de tout pays.
"L’administration est dans le devoir de fournir une valeur ajoutée en matière de soutien aux entreprises économiques, dont le taux de contribution au produit national brut (PNB) est estimé à 20 %", a estimé M. Boukrami, d’autant plus, a-t-il ajouté, que le "budget étatique est fortement représenté dans l’économie nationale".
Il a insisté, à ce propos, sur l’impératif "d’accorder une chance à ces entreprises pour s’imposer et de participer à la préservation de la production nationale".
Le recensement économique est une "grande opération nécessitant d’énormes moyens matériels et une organisation rigoureuse à toutes les étapes de sa préparation, exécution et exploitation", a assuré M. Boukrami.
Il a indiqué qu’elle concernera l’ensemble des 1541 communes du pays, "ce qui n’est pas une affaire aisée", car il faudra une "organisation centralisée et territoriale susceptible de prendre en charge l’ensemble des intervenants, dont il faudra déterminer les missions et le champ d’intervention".
Cette rencontre a donné lieu à l’écoute des diverses préoccupations des opérateurs économiques et les difficultés auxquelles ils font face, ainsi que leurs attentes vis à vis de ce recensement économique.
"Ce recensement vise à réunir les données nécessaires pour l’évaluation de la situation économique du pays, en couvrant de façon globale les secteurs économiques et juridiques notamment", est-il souligné.
Son objectif est de fournir les informations pour actualiser le fichier national des personnes physiques et morales constituant la base principale des applications en statistiques, notamment les entreprises privées, dont l’identification manque encore de précision, a souligné la même source.
La commission nationale de recensement, présidée par le ministre de l’Intérieur et des collectivités locales, a été installée le 16 juin 2010. Elle compte 17 membres, représentés par les secrétaires généraux de l’ensemble des départements ministériels.
Les commissions de wilaya, daïras et communes ont été installées, à leur tour, le 13 décembre dernier, rappelle-t-on.