Lors d'une conférence de presse animée hier, M. Helmut Krist, directeur du programme «Gestion intégrée de l'environnement» de la GTZ, a mis l'accent sur l'importance de l'événement pour l'Algérie qui possède déjà les investissements nécessaires dans le domaine de l'environnement, et qui s'est dotée d'un arsenal juridique important. M. Krist fait remarquer toutefois que «la gestion de l'environnement ne doit pas être à la charge d'un secteur mais plutôt une préoccupation de tous les secteurs et une prise de conscience de la population».
Les organisateurs du Salon constatent que «la pollution de l'environnement en Algérie est non seulement due à la croissance industrielle mais aussi à l'augmentation rapide de la population, notamment dans les zones de forte concentration urbaine le long du littoral.» «Cette situation de plus en plus critique exige, selon eux, des solutions innovantes en matière de gestion des déchets, des ressources en eau et de l'utilisation des énergies renouvelables.» Dans ce domaine, comme l'a souligné M. Krist, «l'Allemagne a une grande expérience acquise depuis les années 1970, et vise à exporter une technologie qui a fait ses preuves».
Le responsable de GTZ vante les bienfaits environnementaux et économiques ainsi que le nombre important d'emplois créés grâce à la technologie liée à l'environnement. Pour la seconde édition du Salon algéro-allemand, les organisateurs visent à faciliter aux entreprises algériennes l'accès aux technologies les plus récentes, au savoir-faire allemand dans le domaine de l'environnement, de la gestion de l'eau potable et des eaux usées, de la gestion des déchets, des énergies renouvelables ainsi que l'efficience énergétique. En vue de faciliter les échanges, la Chambre de commerce et d'industrie projette d'organiser, en marge du salon, des entretiens individuels entre les différents exposants et les entreprises et un congrès sous le thème «Energies renouvelables et changement climatique».
Un rendez-vous qui permettra aux entrepreneurs et aux experts allemands et algériens d'échanger des informations sur les évolutions les plus récentes dans ces secteurs et d'évaluer les potentiels du marché algérien dans le cadre du Mécanisme pour un développement propre (MDP) par exemple.