Si dans certains créneaux, les réformes engagées ces dernières années ont eu leurs effets, d’autres sont toujours dans l’attente d’une évolution positive. Et c’est pourquoi, le président de la République a tenu à mettre les points sur les «i» notamment ce qui a trait à la gestion des budgets de l’Etat mais également le plan quinquennal doté d’une enveloppe financière qui frôle les 300 milliards de dollars. Ainsi, le Président dans ses recommandations a mis l’accent sur la nécessité de «prévenir les réévaluations coûteuses des projets et (de) prohiber toute forme de gaspillage» dans les projets publics. Cette recommandation sera concrétisée grâce à «une évaluation annuelle pour tenir compte de la situation de nos finances publiques». L’autre dossier sur lequel le président de la République n’a pas mâché ses mots concerne la lutte contre la corruption. Le chef de l’Etat a, en effet, affiché la détermination des pouvoirs publics à réprimer la corruption et l’atteinte au patrimoine public et à faire prévaloir la transparence et le respect de la loi dans toutes les transactions économiques. «Outre les diverses mesures prises à cet effet, et qui seront bientôt consolidées par d’autres, y compris législatives, l’avènement graduel d’un environnement économique marqué par la seule règle du droit et par une saine compétition exige la poursuite de la modernisation de nos administrations financières et économiques», note M. Bouteflika, selon le communiqué ayant sanctionné la réunion d’évaluation. Outre la crise économique mondiale qui a bénéficié de l’attention du président de la République, la diversification de l’économie nationale a été aussi l’un des dossiers phare sur lequel doit se concentrer toute l’action du gouvernement. Evoquant ce dossier, le premier magistrat du pays a mis en relief les mesures mises en place pour encourager et soutenir l’épanouissement des entreprises nationales, publiques ou privées. Bouteflika a insisté sur la transparence et le respect des critères dans le traitement des dossiers de demande de crédits provenant des entreprises. L’objectif étant de dynamiser l’accès au financement par les banques et le marché financier. Hormis les agrégats financiers qui sont généralement au vert, le département de Djoudi se retrouve face à un défi colossal, à savoir la régulation du secteur mais aussi d’avoir un œil vigilant sur la gestion des finances publiques et d’éviter les surcoûts des projets publics, et ce, à travers les mécanismes existants.