Marchés des fruits et légumes : stabilité des prix
Le 11.03.10 par CCI/SA, dans Revue de presse -# 3627 - RSS Commentaires
[El Moudjahid] Les importantes chutes de pluies enregistrées ces derniers jours, vacillant entre 30 et 50 mm selon les régions, interviennent à un moment végétatif des cultures. Cette pluviosité du mois de mars serait très bénéfique pour l’agriculture, même s’il est encore prématuré de parler d’une bonne saison.
Néanmoins, une tournée à travers les marchés de la capitale nous renseigne sur la disponibilité des produits, à l’instar de la pomme de terre, dont les quantités récoltées en arrière-saison dépassent un million de quintaux, auxquels s’ajoutent 90.000 quintaux attendus en primeur, soit +30% que l’an dernier. Les terres cultivées en ce tubercule, dont le prix sur le marché de détail avoisine les 35 dinars, ont progressé cette année de 7000 hectares.
Il reste que, malgré la disponibilité, certains légumes qui ne sont pas de saison demeurent chers, comme l’oignon sec affichant 60 à 100 dinars contre 35 à 40 dinars pour l’oignon vert.
Les étals bien achalandés des marchés proposent également la courgette à 30 dinars, la tomate à 60 et 70 DA, la carotte entre 35 et 40 DA, les artichauts 45 à 50 DA, la laitue 40 à 50 DA, les petits pois à 140 DA, le poivron et le piment qui ne sont pas de saison, faudra-t-il le signaler encore, sont taxés respectivement entre130 et 150 DA pour le premier et 140 à 170 dinars pour le deuxième. Les navets se vendent à 40 DA, les cardons entre 20 à 30 DA, les fèves 40 DA, le kilo d’ail à 400 DA, la betterave à 35 DA, le fenouil à 35 DA, le choux à 50 et 60 DA et le choux-fleurs à 70 DA. Côté fruits, il semble que ce n’est pas la bonne année pour les agrumes. Avec 140 dinars le kilo d’orange et 150 dinars la mandarine, ces fruits de saison restent hors de la portée du consommateur. Une bonne partie des vergers algériens de 62 hectares d’agrumes seraient vieillissants puisqu’ils datent de l’époque coloniale. Et le consommateur aurait certainement remarqué la présence sur les étals des marchés de l’orange marocaine et de la mandarine espagnole!
La donne reste, cependant, inchangée pour les pommes et bananes d’importation proposées respectivement à 140 dinars et entre 110 à 120 dinars.
Le couac se pose plutôt pour la vedette nationale en fruits à savoir la datte qui, malgré une très belle production de 6,5 millions de quintaux, soit +8% que l’année précédente, son prix reste au-dessus de la barre des 200 dinars avec un prix moyen pour les dattes de bonne qualité, à l’instar de Deglete Nour, de 260 dinars.
Au rayon des viandes, pas de grands changements à signaler, n’était pour le poulet disponible à 190 et 200 dinars le kilo contre 280 et 350 dinars il y’a encore quelques jours. Le bovin reste à 750 dinars le kilo contre 850 dinars pour l’ovin.

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