Les travaux de cette rencontre de trois jours seront consacrés à l'étude et au partage d'informations sur trois projets réalisés: la raffinerie d'Adrar, le projet de dessalement d'eau de mer Kahrama et le projet de la centrale électrique de Skikda.
Intervenant lors de cette rencontre, M. Khelil a souligné que le lancement de ce projet va enrichir et diversifier les pratiques industrielles du secteur et que l'objectif recherché est la ''capitalisation des expériences, bonnes ou mauvaises, et du savoir-faire acquis et accumulé durant les différentes phases d'un projet (étude réalisation et mise en exploitation), dans le but de les transférer aux cadres du secteur''.
La capitalisation permettrait également, selon lui, de réduire les délais de réalisation et les coûts et une meilleure prise en charge des projets par les entreprises.
Aussi, la reconstitution et la capitalisation d'expériences aideraient à généraliser les règles de bonnes pratiques devant permettre un partage optimal des connaissances des cadres du secteur, a-t-il ajouté.
Reconnaissant le ''retard excessif'' dans la mise en place de ce processus, le ministre a indiqué que l'enjeu de ces journées d'étude est d'''asseoir résolument les bases de développement d'une culture de partage du patrimoine connaissance du secteur de l'énergie".
Pour sa part, le P-dg de Sonatrach, M. Mohamed Meziane, a souligné que cette première opération "allait ouvrir la voie à la capitalisation organisée, méthodique et systématisée du savoir-faire produit au cours du processus de mise en oeuvre des projets de développement du secteur".
Malgré les efforts entrepris pour faciliter le travail collaboratif, ''un certain nombre de projets se soldent par un échec en raison des répétitions des erreurs, de mauvaises prises de décisions et d'inexistence d'expériences de retour'', estiment les organisateurs de cette rencontre.
Les cadres et les managers devraient proposer lors de cette rencontre la mise en place de la base de données des projets réalisés dans le secteur en vue de leur diffusion sous des formes appropriées et selon des méthodes pédagogiques propres aux métiers de formation et de recherche.

Khelil table sur des recettes d'hydrocarbures à plus de 43 milliards de dollars en 2009

Le ministre de l'Energie et des Mines, M. Chakib Khelil, a révisé hier, en hausse ses prévisions des recettes d'exportations des hydrocarbures de l'Algérie qui devraient atteindre plus de 43 milliards de dollars, contre des prévisions précédentes de 40 milliards de dollars.
''Les revenus des hydrocarbures peuvent atteindre un niveau de 42-43 milliards de dollars ou un peu plus" à la fin 2009, a déclaré le ministre à la presse en marge d'une journée d'études sur l'énergie: ''ce niveau des recettes attendu est appréciable'', a-t-il estimé.
Le relèvement de ces prévisions intervient en conséquence d'un net redressement des cours mondiaux du pétrole qui évoluent actuellement autour des 70 dollars alors qu'ils ne dépassaient pas les 34 dollars à la fin décembre 2008 et début 2009, rappelle-t-on.
Récemment, le P-dg de Sonatrach, M. Mohamed Meziane, avait indiqué que les recettes des hydrocarbures s'étaient établies à environ 34,5 milliards de dollars à la fin octobre dernier. Abordant la question du GNL, M. Khelil a observé que l'année 2009 a été caractérisée par le développement par les Etats-Unis d'une nouvelle technologie dans la production gazière qui permet d'optimiser l'extraction au maximum des gisements gaziers dans ce pays, se traduisant par un excèdent de l'offre et, donc, une baisse des prix du GNL sur le marché spot.
Cette nouvelle technologie ''a été une surprise pour le marché, ce qui va se répercuter sur la stratégie de ventes de gaz sur le marché international", a prévenu le ministre.
Selon ses explications, la baisse des prix du GNL sur le marché spot va inciter les sociétés ayant contracté des contrats d'achat de gaz à long terme à s'orienter, pour une partie de leur approvisionnement, à ce type de marché. Les contrats gaziers à long terme fixent une fourchette en matière de volumes de gaz que l'acheteur doit prendre et qui oscillent entre un seuil minimum et un seuil maximum fixés par les deux contractants, explique-t-on.
Ainsi, l'acheteur peut se limiter à enlever le volume minimal de gaz et recourir au marché spot pour compenser ses besoins en cette énergie afin de bénéficier des prix bas offerts par le marché spot, a expliqué le ministre qui a souligné que cela devrait se traduire par une baisse des volumes vendus dans le cadre de ces contrats long terme. D'ailleurs, le Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG) devrait se pencher sur cette question lors de sa prochaine réunion prévue le 19 avril en Algérie, a-t-il ajouté. Interrogé sur le projet de création d'un groupe minier public, le ministre a répondu que cette entité était en constitution et devrait regrouper plusieurs sociétés publiques opérant actuellement dans le domaine des mines.
Concernant les contraintes de Sonelgaz pour vendre son électricité sur le marché espagnol, M. Khelil a indiqué qu'elles étaient en voie d'être levées.
De son côté, le P-dg de Sonelgaz, M. Noureddine Bouterfa, a précisé que la réglementation espagnole n'autorise pas les compagnies productrices à commercialiser l'électricité, mais juridiquement, cela ne constitue pas un obstacle pour la holding Sonelgaz puisqu'elle est complètement dissociée de la société de production.

Pétrole : les prix à 70-80 dollars en 2010 si la reprise économique persiste

Les prix de pétrole devraient se maintenir à leur niveau actuel à 70-80 dollars le baril si l'économie mondiale va s'améliorer davantage, selon le ministre de l'Energie et des Mines, M. Chakib Khelil.
" Je pense que les prix (de pétrole) en 2010 vont évoluer au même niveau que celui actuellement, entre 70 et 80 dollars, si l'économie mondiale s'améliore par rapport à ce qu'elle est aujourd'hui", a déclaré hier, à Alger M. Khelil à la presse en marge d'une journée d'études sur l'énergie.
Actuellement, les prix sont soutenus par les prévisions de reprise économique mondiale en 2010, qui reste toutefois "incertaine", du moins dans certains pays européens qui rencontrent actuellement de sérieux problèmes, a précisé le ministre.
Coté offre, le ministre a relevé la diminution des niveaux de stocks de brut mondiaux de 61 jours à 58 jours actuellement, une tendance qui indique que la consommation mondiale a augmenté, tirée par la demande en Inde, en Chine et dans les pays du Moyen-Orient. L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) avait, dans son dernier rapport, relevé se prévisions de croissance de la demande mondiale de pétrole de 0,8 million de barils par jour (mbj) à 85,1 mbj, soit une hausse de 1%.
Cette croissance sera entièrement tirée par les pays en développement, Chine et Inde en tête, la demande devant continuer à décroître dans les pays riches malgré la sortie de récession, selon le même rapport.

Matières premières : Un dollar faible pousse les prix vers le haut

Les cours mondiaux des matières premières ont continué, durant la semaine écoulée, à évoluer dans des trajectoires opposées, une cadence imposée par l'affaiblissement de la monnaie américaine qui pousse les investisseurs vers les matières premières, une manière de se protéger contre une perte de valeur de leur capital.
Les cours du brut ont fini la semaine en nette hausse, soutenus par la faiblesse du dollar et par la chute des stocks pétroliers aux Etats-Unis.
Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février, grimpait à 75,70 dollars contre 73,66 dollars une semaine plutôt. Le baril de "brut léger texan" (WTI), échangé au New York Mercantile Exchange (Nymex) pour la même échéance, montait à 77,04 dollars, contre 73,49 dollars une semaine plutôt.
Pour les matières premières alimentaires, celles-ci ont évolué sur une note contrastée cette semaine, le sucre touchait un nouveau record depuis 28 ans tandis que le café et le cacao ont subi des prises de bénéfices après leurs récents sommets.
Les cours du SUCRE ont amélioré leur sommet depuis 1981,dopés par les craintes d'un approvisionnement mondial insuffisant, notamment en raison d'intempéries menaçant la récolte de canne à sucre au Brésil.
Sur le Liffe de Londres, la tonne de sucre blanc pour livraison en mars valait 694,50 livres jeudi contre 678,20 livres vendredi d'avant.
Sur le NYBoT américain, la livre de sucre brut pour livraison en mars valait 26,76 cents contre 26,27 cents pour la même échéance vendredi.
Les prix du CAFE se sont repliés cette semaine, dans des mouvements essentiellement dictés par l'évolution du dollar.
Sur le Liffe, le robusta pour livraison en mars a fini à 1.326 dollars la tonne jeudi, contre 1.374 dollars la tonne vendredi.
Sur le NYBoT, l'arabica pour livraison en mars cotait 142,75 cents la livre contre 146,25 cents la livre vendredi dernier.
Les cours du CACAO ont pâti d'une offre mondiale toujours abondante, avec des livraisons en provenance de Côte d'Ivoire (premier pays producteur) qui continuent à dépasser les attentes.
Sur le Liffe, la tonne de cacao pour livraison en mars a terminé à 2.242 livres sterling jeudi, contre 2.265 livres pour l'échéance de mai vendredi dernier.
Sur le NYBoT, le contrat pour livraison en mars valait 3.275 dollars contre 3.359 dollars vendredi dernier.
Les métaux précieux ont connu une semaine en dents de scie, suivant les mouvements du dollar, les métaux platinoïdes terminant en hausse alors que l'or et l'argent ont fini stables.
Les cours de l'or se sont stabilisés en fin de semaine, se maintenant juste au-dessus du seuil de 1.100 dollars l'once.
Sur le London Bullion Market, l'once d'or a fini à 1.104,50 dollars jeudi, inchangée par rapport à vendredi.
L'ARGENT a terminé presque stable à 17,32 dollars contre 17,31 dollars vendredi dernier.
Les cours des métaux platinoïdes ont fini la semaine en hausse, sur le London Platinum and Palladium Market, l'once de platine a fini à 1.456 dollars jeudi, contre 1.417 dollars l'once vendredi dernier. L'once de palladium a terminé à 377 dollars à la clôture de jeudi, contre 365 dollars vendredi.
Pour les métaux de base, les cours ont continué leur progression cette semaine, soutenus par des achats spéculatifs et par la faiblesse du dollar.
Sur le LME, le cuivre pour livraison dans trois mois valait 7.070 dollars la tonne vendredi contre 6.881 dollars la tonne une semaine plus tôt, l'aluminium 2.249 dollars la tonne contre 2.256 dollars, le plomb 2.346 dollars la tonne contre 2.356 dollars, l'étain 16.100 dollars contre 15.900 dollars, le nickel 18.721 dollars la tonne contre 17.200 dollars, et le zinc coûtait 2.525 dollars contre 2.440 dollars.