"Cet objectif sera, toutefois, plutôt proche de celui réalisé en 2007, car 2008 restera une année exceptionnelle en terme de prix qui ont culminé à plus de 147 dollars le baril en juillet", a-t-il ajouté. S'agissant des partenaires étrangers de Sonatrach, leur chiffre d'affaires sera de quelque 4 milliards de dollars, a précisé M. Meziane. L'Algérie dispose de capacités de production de pétrole de 1,45 million de b/j (mbj) mais sa production effective est de 1,2 mbj en application des décisions de réduction de la production décidées par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). Sa production restera à ce niveau en dépit de la hausse des cours du brut qui évoluent autour des 70 dollars en raison d'un retour de confiance en une prochaine reprise économique mondiale, a précisé M. Meziane. Aussi, cette baisse est due à la chute des prix du brut, mais, également, à la réduction de la production, conformément aux décisions de l'OPEP. Néanmoins, le groupe pétrolier Sonatrach vise, d'ici 2015, une production de 120.000 b/j à partir des gisements qu’il développe à l’international, a indiqué M. Meziane Cette compagnie prévoit aussi de tirer 150 millions de dollars par an de ses investissements dans les services d’engineering et de construction consentis par ses filiales à l’étranger. Pour le patron de Sonatrach, ''la conjoncture économique mondiale actuelle a, certes, engendré une baisse de la demande d’énergie, mais ce n’est pas pour autant que nous allons ralentir notre cadence d’investissement en général et à l’international en particulier''. Outre sa participation en Egypte avec le Norvégien Statoil, le groupe énergétique algérien est présent respectivement au Pérou dans le grand gisement de Camisea, en Libye, au Niger, en Tunisie, au Mali avec l’Italien Eni et en Mauritanie avec le français Total. Le groupe est, également, intéressé d’investir en Colombie et au Moyen-Orient, notamment en Irak, où des potentiels d’investissements existent, selon M. Meziane Afrique, Sonatrach est en train d’œuvrer pour concrétiser le méga projet du gazoduc TSGP devant relier le Nigeria au continent européen.