Désormais donc, à la faveur d’une politique orientée vers des systèmes de développement de la recherche inscrits plutôt dans une logique de réalisation des objectifs nationaux définis dans le programme du Président de la République, le processus de développement de la recherche, est bien engagé, cette fois-ci, sur de nouvelles bases plus fiables et porteuses d’une nouvelle dynamique pour le secteur. C’est donc, dans ce cadre, que la direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique, relevant du MESRS, a initié, hier, au centre de l’UDES de Bousmail les assises nationales sur la recherche scientifique , une manifestation marquée par la présence du ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique, M. Rachid Harraoubia, qui a prononcé un discours d’ouverture à cette occasion. Selon le Pr Hafid Aourag, directeur général de la recherche scientifique et du développement technologique, il s’agit, là, du premier regroupement des chercheurs permanents des divers ministères et institutions nationales. Aussi, une nouvelle tradition est née, en ce sens que, pour la première fois, l’on fait prévaloir les normes reconnues mondialement pour primer les chercheurs et les centres de recherche pour leur mérite d’être distingués à l’échelle mondiale.
La tenue des assises nationales sur la recherche scientifique se conçoit comme un forum national pour mettre en relief l’état des lieux du secteur et, notamment l’aspect réglementaire qui a longtemps souffert de vides juridiques et donc de législation conséquente. Nourrissant un souci majeur pour cet aspect, l’équipe de M. Aourag a, d’ailleurs, soigneusement mis à la disposition des participants et à la presse l’ensemble des projets de décrets portant création de l’équipe mixte de recherche, la contractualisation de l’activité de recherche, les modalités de création, organisation et fonctionnement des réseaux de recherche scientifique et autres. Pour peu que la législation fasse sa mue en la matière, il est certain que les nouveaux mécanismes qui s’installeront à la faveur des dispositifs réglementaires y afférents, engageront, à ne point en douter, notre pays vers de bien meilleures perspectives, pour le bonheur du chercheur et de notre économie nationale.