Relance de l’industrie : la feuille de route de Temmar
[El Moudjahid] Nouvelle donne en Algérie : l'Etat qui, jusqu'à présent, se chargeait de l'encadrement, de la régulation, et du soutien financier de l'économie nationale peut désormais intervenir dans la production. Bien plus, il peut le faire tout en restant dans une économie de marché et dans le but de pousser la croissance.
Il est clair, qu’en Algérie particulièrement, les secteurs moteurs de cette croissance se situent dans l’industrie. L’agriculture a démarré, mais elle est en train de se faire, le tourisme va venir, ainsi que la pêche. Reste le secteur industriel qui doit connaître un regain d’intérêt, en ce sens que plus de soixante pour cent des besoins du citoyen sont de nature industrielle.
A la faveur d’une stratégie, et donc d’une nouvelle politique de l’Etat en matière de redéploiement de l’industrie, il est certain que l’on aura à encourager d’abord les industries de substitution à l’importation, avec en parallèle le développement d’une industrie orientée vers l’exportation. Auparavant, un certain nombre d’activités industrielles a été identifié, dont notamment l’agroalimentaire, les industries mécaniques, la mécanique de précision, l’électromécanique, l’électricité, la pétrochimie, la chimie organique et la pharmacie. Ces secteurs présentent de gros avantages comparatifs face à la concurrence. L’Etat pourra intervenir essentiellement en les soutenant, avec comme objectif essentiel l’intégration au marché régional et mondial. Il y a lieu de relever l’importance de l’industrie de base en Algérie, laquelle a comme vocation de transformer la matière première, pour laquelle notre pays dispose d’une longue expérience et d’un savoir-faire certain.
L'industrie, moteur de l'activité économique, le sera davantage pour l’Algérie en ce sens que même les institutions internationales telles que la Banque mondiale ont fini par être d'accord avec le choix de l'Algérie d'opter pour une stratégie industrielle qui implique à la fois secteur public comme privé. L’aboutissement du processus de renouveau industriel nécessite néanmoins une bonne gouvernance à même d’épargner au pays les erreurs du passé. Il est certain qu’avec la réalisation des objectifs nationaux inscrits dans le cadre du nouveau quinquennat, l’on mise davantage sur l’apport des PME/PMI. Aussi, l’assainissement du foncier et l’incitation fiscale à la PME seront, par ailleurs, parmi les facteurs qui sont à même de développer l’industrie nationale. Il est important de rappeler que le secteur public de l’industrie renferme plus de 1400 entreprises. Face à la crise mondiale et dans le souci de diversifier l’économie nationale, la privatisation de certaines entreprises publiques à travers l'ouverture de ses capitaux à des partenaires privés algériens ou étrangers donnera un nouveau élan à la production industrielle.
