Conjoncture : le partenariat levier d’intégration économique
[El Moudjahid] Le partenariat apparaît comme un puissant levier pour une économie nationale à la recherche de points d’appui et de relais pour s’intégrer dans un marché international, dont la principale caractéristique réside dans son extrême complexité.
C’est bien pour cela que l’élargissement de nos relations économiques emprunte le passage obligé du partenariat.
L’objectif est d’étendre nos échanges au-delà du champ traditionnel des pays ayant choisi de coopérer avec nous.
Ces pays continuent certes à constituer un puissant réseau, mais d’autres aires géographiques se sont ouvertes à un commerce bilatéral, voire multinational : Afrique, Amérique latine, Asie, Chine, Inde. Cet élargissement a pu se concrétiser à la faveur de grandes rencontres organisées à l’échelle régionale. Pays arabes, Amérique latine, Afrique, Chine, à travers lesquels l’Algérie a ressentie un intérêt certain pour son économie.
Il y a aussi les rencontres bilatérales favorisées par les visites historiques du Président de la République dans certains pays d’Amérique latine et parmi les plus influents d’entre-eux : Brésil, Chili, Pérou... et également en Asie. Il y a aussi les nombreuses délégations d’hommes d’affaires qui visitent l’Algérie.
Ce sont des échanges qui sont certes encore en gestation, mais contenant beaucoup de promesses.
Il y aussi le champ naturel de l’Afrique, très largement inexploré et qui recèle beaucoup d’opportunités, souvent négligées ou qui n’apparaissent pas clairement, faute d’une politique ou d’une dynamique clairement affichées, faute aussi d’une stratégie marketing révélant les potentialités réelles au niveau continental.
Le NEPAD a pour ambition de gommer ces insuffisances, mais le travail reste colossal à entreprendre avant que de puissants liens puissent naître au travers de mécanismes et de mesures, de règles transparentes.
L’Algérie y concourt, c’est une réalité, à travers la présence que l’on sait au sein des institutions africaines , du NEPAD même, de l’influence qui est la sienne chaque fois qu’il s’agit d’évoquer les affaires du continent.
C’est ce même intérêt qui est manifesté par notre pays, quand il s’agit de la région arabe, de rappeler combien à l’intérieur de celle-ci compte la région Maghreb, sa promotion en tant que pôle politique, économique et culturel et combien il reste important pour nous.
La récente tenue à Alger d’un colloque ayant regroupé des entreprises de la région témoigne, on ne peut mieux, de l’insistance et l’impatience à la fois d’Alger à voir se réaliser sur le terrain un idéal caressé par des générations de Maghrébins et de l’intérêt vital qu’il y a à voir notre région occuper la place qui lui revient de droit dans l’échiquier international.
Aux aspirations populaires et des milieux d’affaires, doivent impérativement se joindre à présent les volontés politiques au niveau de chaque pays. Toutes ces préoccupations habitent le plan d’action du gouvernement. Le Premier ministre, dans sa déclaration générale devant l’APN qui valait présentation, invitation au débat, et enfin au vote du plan d’action, a eu l’occasion de rappeler combien le gouvernement algérien restait soucieux de renforcer l’ensemble des relations de notre pays avec ses partenaires et spécialement avec ceux qui nous sont les plus proches. L’exemple de l’adhésion de notre pays à la zone de libre-échange arabe en est un témoignage.
Le plan d’action constitue pour cela un autre pas vers l’ouverture marquant la disponibilité de notre pays à explorer tout ce qui peut arrimer l’économie nationale au char du marché mondial et de sa complexité.
