Premiers essais dynamiques réussis du métro d'Alger
Le 07.04.09 par CCI/SA, dans Revue de presse -# 2186 - RSS Commentaires
[El Moudjahid] Les travaux de réalisation du projet du métro d'Alger ont atteint leur phase finale avec le lancement, hier, des essais dynamiques de la rame du métro, en présence de plusieurs membres du gouvernement.
Cette opération a consisté à la mise en marche de la rame sur la ligne unique du métro (dite n°1) effectuant ainsi son premier trajet entre les stations de Hai El Badr (Kouba) et Mer et Soleil (Hussein Dey).
Ces premiers essais ont été effectués en présence du ministre d'Etat ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, M. Noureddine Yazid Zerhouni, et des ministres respectivement des Transports et de l'Energie et des Mines, MM. Amar Tou et Chakib Khelil, ainsi que du secrétaire d'Etat auprès du Premier ministère chargé de la Communication, M. Azzedine Mihoubi. "Après avoir atteint cette étape décisive du projet, on peut dire que le rêve du métro d'Alger est devenu une réalité", s'est félicité M. Tou devant la presse nationale.
Le ministre a réaffirmé que "la mise en exploitation commerciale du métro est prévue au cours de l'été 2009 après la conclusion de ces essais''.
S'agissant des extensions de la ligne du métro à de nouvelles stations, M. Tou a souligné que les travaux relatifs au tronçon Hai El Badr-El Harrach sont déjà entamés.
Pour les autres tronçons, à savoir ceux de Bab Ezzouar, Ain Nâadja et Baraki pour l'est de la capitale, ainsi que la Place des Martyrs, Bab El Oued, Chevalley, Dely Brahim, Draria et Ouled Fayet pour l'ouest, le ministre a expliqué que les appels d'offres pour le choix de bureaux d'études ont été lancés pour certaines parties alors que les autres sont déjà en phase d'étude. D'une longueur de 109 mètres chacune, chacune des 14 rames du métro d'Alger se compose de six (6) voitures d'une capacité de 1.200 personnes. Sur les 14 rames programmées initialement pour la première ligne (Hai El Badr-Grande Poste), huit (8) ont déjà été réceptionnées alors que les six (6) restantes doivent l'être à raison de deux par mois, selon M. Tayeb Sendaoui, cadre dirigeant à l'Entreprise du métro d'Alger (EMA).
Huit (8) autres rames sont également prévues pour l'extension du projet de Hai El Badr à Bab Ezzouar et Baraki, et de la Grande-Poste jusqu'à Ouled Fayet. Côté sécurité, M. Tou a indiqué qu'une première équipe de 250 agents a été formée en collaboration avec les services de la protection civile, tandis qu'une deuxième promotion devrait achever sa formation dans les prochaines semaines.
S'exprimant sur l'encadrement technique des différentes structures du métro, M. Zerhouni a suggéré aux dirigeants de l'EMA d'opter pour le système de contractualisation avec les instituts supérieurs tels l'Ecole nationale polytechnique en vue de former des ingénieurs disposant de qualifications répondant aux besoins de cette entreprise.
"Il faut passer à un système permettant la contractualisation des étudiants polytechniciens et des ingénieurs de maintenance", a-t-il préconisé.
Le lancement des premiers essais dynamiques a été également suivi de la visite des ateliers de maintenance des rames situés à Bachdjarah.
D'une capacité totale d'accueil de 11 rames, ces ateliers comprennent notamment une tour de contrôle et un centre d'alimentation en énergie électrique de 1,5 MW.
Par ailleurs, les travaux d'équipement des stations de Hai El Badr et de Mer et Soleil sont, quant à eux, quasiment achevés avec la mise en place d'escaliers électriques et des distributeurs automatiques de tickets.
D'une longueur initiale de 9,5 km, le projet du métro d'Alger devra desservir, sur dix stations, les communes de Bachdjarah, El Magharia, Hussein Dey, Sidi M'hamed et Alger-centre.
La demande prévisionnelle moyenne de transport par métro est estimée en heure de pointe à 21.000 passagers/heure dans le sens Place des Martyrs -Hai El Badr, avant d'atteindre par la suite les 40.000 voyageurs/heure.
Le trafic devrait atteindre, à terme, les 150 millions de voyageurs par an, selon des chiffres récents de l'EMA.
La réalisation de ce projet avait été décidée, rappelle-t-on, dans les débuts des années 80 mais sa mise en oeuvre avait été suspendue voire totalement mise à l'arrêt par la suite faute de ressources financières, avant d'être relancée à la faveur des programmes d'investissements publics engagés par les pouvoirs publics dans le cadre du Plan de Soutien à la Relance Economique 2000-2005 et du Plan Complémentaire de Soutien à la Croissance 2005-2009.

Commentaires
#1 - Le samedi 18 avril 2009 à 17:39, par abdel
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