L'Algérie se veut de conquérir le statut de pays émergent. Elle en a et les moyens et l'envergure. Il est clair que pour accéder à ce rang, notre pays est appelé à gagner plus que jamais la bataille de la croissance économique, laquelle doit être essentiellement rapide et orientée vers la réalisation des ambitions citoyennes et notamment vers l'amélioration du PIB par habitant. Le bilan, les résultats et les performances économiques enregistrés en matière de réalisations socioéconomiques pendant ces dix dernières années la prédisposent aisément à atteindre cet objectif.
Devenir un pays émergent, à l'image des nations qui le sont aujourd'hui à la faveur de programmes de mutation soumis à la réflexion profonde sur des choix politiques et des systèmes, relève des grands défis de l'heure. Malgré que le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, au lendemain de sa première élection à la tête du pays, eut la difficile tâche d'éteindre d'abord les feux de la fitna, d'engager ensuite le processus de la reconstruction nationale et de la réconciliation nationale pour mettre le pays à l'abri de la déstabilisation et de la confusion, il a néanmoins ouvert d'autres fronts, notamment celui de mettre l'économie sur les rails et de reconquérir à l'Algérie son rôle et sa place régionale sur le double plan économique et diplomatique. Tout le sens à donner à la qualité des réformes qu'il a initiées, aux choix politiques qu'il a engagés pour l'aboutissement de son programme pendant cette décennie est là.
L'ambition de l'Algérie de joindre, les prochaines années, l'espace des pays émergents n'est ni un leurre ni une utopie. Comme le confirment les nombreuses réalisations déjà concrétisées partout dans toutes les contrées du pays, notamment en matière d'infrastructures socioéconomiques (eau, industrie, agriculture, environnement, énergie, recherche...) l'essentiel de son programme a été réalisé au grand bonheur des citoyens et des futures générations. Ce grand bond sur le plan quantitatif et infrastructurel, en synergie avec l'enregistrement d'indices encourageants sur le plan du développement humain (emploi, santé, logement, éducation, avancées en efforts de bonne gouvernance, culture, cohésion sociale, adhésion du citoyen au processus démocratique...) constitue le facteur clé de l'aboutissement du prochain quinquennat qui donnera en la sorte une base socio-économique à même de remettre notre pays sur les rails, parmi les pays émergents.