Rencontre du Premier ministre avec le patronat japonais
[El Moudjahid] Le Premier ministre a été lors de son intervention à la 6e session du comité économique algéro-japonais qui s’est tenue récemment, dans le prolongement de ce que le pays a inscrit au titre de ses priorités, donner la place la plus large à l’investissement.
L’économie du pays est, aujourd’hui, en phase d’investissement dans les secteurs hors hydrocarbures.
Cette économie, dit-il, constitue présentement 55% de notre potentiel de production. Constatant cela, le Premier ministre, constate que les relations avec l’extérieur ont du coup changé, le dialogue économique, la concrétisation des projets va au hors hydrocarbures, ce qui se traduit par une diversification des échanges et plus seulement avec le seul secteur des hydrocarbures. La Sonatrach bien qu’encore très influente dans les parts de marché détenues n’est plus seule.
Nos partenaires trouvent de plus en plus dans le reste de l’activité économie, des interlocuteurs. Le pays a préparé, c’est vrai cette évolution. Il l’a fait en mettant sa législation à niveau et pour répondre à des normes universellement admises. Il l’a fait aussi en élaborant un code des investissements qui réponde parfaitement aux attentes des pays ou des sociétés partenaires. C’est un code d’une grande libéralité adossé à des opportunités d’affaires qui restent considérables. Ce que traduit le Premier ministre par la formule suivante. En Algérie, il y a 200 milliards de chiffre d’affaires à réaliser.
En cela, et profitant de la présence du partenaire japonais et du principal d’entre eux, le président de la Compagnie JGC qui exerce en Algérie depuis 1963, le Premier ministre souhaite que d’autres perspectives s’ouvrent en dehors des hydrocarbures s’agissant des entreprises japonaises.
M. Ahmed Ouyahia a rappelé qu’au moment où la croissance est rare dans le monde, l’Algérie affiche une croissance de 6% hors hydrocarbures.
Le Président de la République, lui-même, attire l’attention, dans ses interventions publiques, sur la réalité d’investissements hors hydrocarbures.
Notant dans un récent Conseil des ministres, que le gouvernement comme la population doivent marquer leur vigilance car les hydrocarbures ne sont pas inépuisables et leurs prix ne dépendent pas de notre pays.
Tout cela, affirme le Président de la République, interpelle la collectivité nationale et les pouvoirs publics en premier lieu pour augmenter la production de richesses autres que les hydrocarbures en encourageant l’investissement dans les secteurs productifs.
L’Algérie a besoin pour cela d’investissements productifs par les nationaux et les étrangers.
Le gouvernement doit poursuivre, ce sont là les instructions données par le Premier magistrat du pays, la promotion de l’investissement fondé sur un partage équitable des avantages et des bénéfices entre la collectivité nationale et l’investisseur potentiel.
Cette façon de voir pose de façon rationnelle les fondements d’un partenariat sur lequel l’Algérie fonde de grands espoirs. C’est dans la fidélité à cette voie que l’Algérie entend s’y consacrer.
Au regard de ce que le marché nous apprend, il s’agit là d’une démarche parfaitement comprise et respectée.
