Un fonds conséquent pour «l'institut de la compétitivité»
Le 19.11.08 par CCI/SA, dans Revue de presse -# 1526 - RSS Commentaires
[Le Quotidien d'Oran] Le ministre de l’Industrie et de la Promotion de l’investissement discute aujourd’hui de l’avant-projet de politique de mise à niveau de l’entreprise et de la création de l’institut national de compétitivité, une instance de coordination de l’ensemble des programmes initiés à cet effet.
Abdelhamid Temmar le fera au siège de son ministère avec les organisations patronales et professionnelles. Pour cette fois, il est question de s’adresser à l’entreprise privée pour laquelle, est-il dit, «un travail préparatoire sur la formulation d’un cadre de stratégie et de politiques de mise à niveau a été réalisé». Les invités de Temmar discuteront d’ailleurs aujourd’hui le contenu d’un document qui a été élaboré en octobre dernier sous l’intitulé «projet de stratégie et politiques de mise à niveau de l’entreprise algérienne». Un travail qui a porté sur «les modalités concrètes d’accompagnement de l’entreprise sur les plans de ses capacités de gestion, d’organisation et d’engineering ainsi que de modernisation des équipements de productivité». Temmar veut que soient définis pour cela «la part et le rôle que doivent jouer les entreprises et les organisations patronales et professionnelles» et «le rôle que doivent jouer le système bancaire et les autres partenaires dans le financement des programmes». Pour rappel, la problématique de mise à niveau de l’entreprise a été débattue par l’une des commissions des assises nationale de l’industrie qui avait retenu plusieurs recommandations à cet effet dont la plus importante est celle relative à la création d’une instance de coordination qui aura pour missions «d’adopter des référentiels par rapport aux standards internationaux et des programmes de mise à niveau, d’orienter et de coordonner les politiques de mise à niveau des entreprises et de leur environnement, d’assurer le suivi et l’évaluation de la mise en oeuvre des programmes de mise à niveau et enfin d’assurer une veille stratégique». Il est noté que cette instance se composera de représentants des pouvoirs publics et des partenaires économiques et sociaux. Les dispositifs existants seront maintenus aux fins de «respecter les spécificités sectorielles ainsi que leur enrichissement et renforcement pour accroître leur efficacité».
Les entreprises en difficulté bénéficieront dans ce cadre d’un traitement spécifique et approprié «à travers un plan de sauvetage leur permettant d’accéder aux dispositifs de mise à niveau». Il est prévu un renforcement des structures d’appui à l’exportation et des mesures d’accompagnement des entreprises à potentiel d’exportation hors hydrocarbures. Il est prévu, en même temps, un réaménagement du dispositif du fonds de soutien pour l’exportation (FSPE). Des structures «autonomes de gestion» seront créées pour chaque dispositif et auront «la responsabilité de la mise en oeuvre de leurs programmes respectifs de mise à niveau».
Fonds «conséquent» et ressources d’appoint
Le financement bancaire pour tous les programmes initiés sera renforcé par le développement d’instruments d’intermédiation financière à l’exemple des sociétés de capital de risque, les fonds et caisses de garantie, les banques d’investissement, les caisses mutuelles et les sociétés de leasing. Le ministre de l’Industrie et de la Promotion de l’investissement compte appeler l’instance qu’il veut créer : «l’Institut national de compétitivité» qu’il veut doter d’un fonds estimé conséquent «pour permettre le lancement d’un vaste programme devant toucher un millier d’entreprises par an sur une durée de 5 à 7 années». Les assises nationales de l’industrie ont retenu en même temps que, pour la première année, le programme de mise à niveau devra concerner 100 entreprises exportatrices, 500 entreprises potentiellement exportatrices et 400 autres à marché porteur. L’on dit d’ores et déjà de ce fonds «conséquent» qu’il sera doté de plusieurs milliards puisque, nous dit-on, «il sera inscrit au titre d’une démarche volontariste de l’Etat» L’on n’oublie pas non plus que «le budget annuel de l’Agence nationale pour le développement de la PME (ANDPME), c’est un milliard de dinars». Ceci sans compter les aides financières de l’Union européenne, de la Banque mondiale, de l’ONUDI ainsi que d’autres aides bilatérales ou multilatérales qui, avait précisé Temmar lors des assises, «ne doivent être considérées que comme ressources d’appoint».

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