S'agissant de la gouvernance des entreprises, la série de mesures proposées porte notamment sur le renforcement des rôles des conseils d'administration et la mise en place de critères de performance des entreprises, selon un communiqué du ministère des Finances. Elle porte aussi sur le renforcement des systèmes d'information et d'utilisation de l'association des sociétés d'assurances algériennes (UAR) comme espace de concertation et d'échanges d'expériences dans ce domaine, ainsi que sur la mise en place de règles communes de contrôle interne et la consolidation des capacités financières des sociétés. A propos de la stimulation de l'activité d'assurance, les professionnels de ce secteur envisagent l'assouplissement des conditions d'agrément des intermédiaires d'assurances, et l'actualisation des règles prudentielles liées a cette activité, précise la même source. Ils suggèrent aussi, l'examen de l'opportunité d'ouverture du marché aux courtiers internationaux d'assurance directe, l'assouplissement du dispositif fiscal concernant les revenus des placements au titre de l'assurance de personnes et la capitalisation ainsi que l'actualisation des niveaux de représentation des engagements réglementés par les valeurs d'Etat, précise la même source. Concernant l'amélioration du niveau général du marché, ils ont proposé de redéfinir le rôle et les attributions des différentes institutions du marché CNA (conseil national des assurances), UAR et l'organe central de tarification afin d'optimiser l'allocation des ressources de chacune d'elles et éviter les doubles emplois. Il s'agit encore de la création d'une école nationale des assurances pour améliorer les compétences au sein du marché, de favoriser la coassurance comme outil de discipline de la concurrence entre les opérateurs, de la constitution au niveau du réassureur national de pools de réassurance et enfin le respect des conventions interentreprises en matière d'indemnisation des victimes. Lors du précédent atelier relatif au marché financier, tenu lundi dernier, les participants avaient appelé à dynamiser la bourse d'Alger, professionnaliser les acteurs de la place et à réunir les conditions d'un nouvel essor du marché des valeurs immobilières. Trois ateliers concernant les banques, le marché financier et les assurances ont été constitués pour proposer des actions à même d'approfondir et de consolider le programme de reforme bancaire lancé en 2004.