Elle est de 1,6% en 2007 par rapport à 2006. Elle concerne, entre autres, les industries chimie, caoutchouc et plastique, les textiles et les cuirs et chaussures. Hors hydrocarbures, la baisse a été de 3% pour l’année 2007. Quant aux industries manufacturières, elles ont poursuivi, en 2007, leur tendance à la baisse avec un taux négatif de -6,5% par rapport aux résultats de l’année 2006. Ce repli de la production industrielle a touché tous les secteurs d’activité, à l’exception du secteur de l’énergie qui a bouclé l’année avec une hausse de 6%, celui des mines et carrières (5,1%) et celui des hydrocarbures avec 1,4%. Parmi les branches qui ont connu le plus de difficultés en 2007 figurent les industries chimie, caoutchouc et plastique (-20%), les textiles (-18,2 %), les cuirs et chaussures (-16,1%) et les bois et liège avec -11,5%, selon toujours l’ONS. La baisse a également concerné les industries sidérurgiques, métalliques, mécaniques, électriques et électroniques (ISMMEE, avec -6,4%) et les industries agroalimentaires avec -5,9%. Une régression continue des industries manufacturières depuis le début des années 90 a été enregistrée. L’indice de la production est passé de 100,6 en 1990 à 54,7 en 2007, soit une baisse totale de près de 46%. La détérioration est plus sensible dans les industries du textile, du bois et du papier, des cuirs et chaussures et des industries agroalimentaires où l’indice de la production a baissé dans une très forte proportion. Ces secteurs ont perdu entre 70 et 90% de leurs capacités de production, estiment les experts de l’Office, repris par l’APS. La production industrielle du secteur public national a baissé à -0,3% en 2006 par rapport à 2005, notamment dans les industries manufacturières et agroalimentaires. Et ce n’est pas fini, le coût de la production industrielle est dans des proportions haussières, parce que les prix, en dehors des hydrocarbures, ont augmenté. Le mouvement est significatif en 2007 par comparaison à 2006 : il est de 3,1% dans le secteur public et de 2% dans le secteur privé, selon des statistiques fournies par l’ONS et diffusées par l’APS. Cette progression appelle des explications. Les enquêtes de l’ONS la lient essentiellement, dans le secteur public, à une hausse des coûts de production des secteurs des mines et carrières (15,6%), des matériaux de construction (7,4%), des industries sidérurgiques, métalliques, mécaniques, électriques et électroniques (ISMMEE, +5,5%), des industries manufacturières (+3%), des industries du bois, du liège et du papier (2,3 %), de l’industrie agroalimentaire (2,2%) et enfin l’industrie chimique avec (0,2%). En revanche, le reste des secteurs d’activité a accusé une baisse, comme pour les industries des cuirs et chaussures avec -2,2% et de l’industrie des textiles (-1,3%), relèvent les données de l’Office. Au 4ème trimestre 2007, les prix à la production industrielle hors hydrocarbures du secteur public ont enregistré un taux de croissance de 1,5% par rapport au trimestre précédent qui s’est caractérisé par une variation de moindre ampleur, soit +0,7%. Au cours des trois derniers mois 2007 et par rapport à la même période de l’année 2006, la hausse des prix était de 3,9%, précise la même source. L’évolution des prix, au cours du dernier trimestre 2007, s’explique essentiellement par la hausse de 3,3% des industries agroalimentaires. Cette variation relativement importante s’explique par l’augmentation des prix des produits de trois branches d’activité. Il s’agit du travail de grains (+6%), de l’industrie du lait (+3,7%) et de la fabrication des aliments pour animaux (5%). Une croissance de 0,7% pour les matériaux de construction, due particulièrement à l’augmentation des prix des produits relevant de la branche fabrication de produits en ciment et matériaux de construction divers, a également participé à cette hausse. Les prix à la production industrielle hors hydrocarbures ont connu une hausse de 2,4% pour le secteur public et de 1,9% pour le secteur privé en 2006 par rapport à l’année 2005. Indépendamment de ces variations, de ces facteurs à sérier, l’activité industrielle ne se développe pas au rythme souhaité parce l’investissement ne suit pas. De restructuration en restructuration, le secteur industriel s’est enlisé dans des schémas de réorganisation peu porteurs. Mal préparée à la restructuration de l’économie nationale dans son ensemble, à l’ouverture du marché, l’industrie en a pris un coup dont il est difficile de se remettre. La privatisation, un facteur de croissance, a fortiori dans une économie en transition, n’y a pas apporté grand-chose. Ispat, aujourd’hui Metal Steel, une entité prospère, ne peut, à elle seule, sauver la face.