L’acquisition de nouveaux appareils pour renforcer la flotte et l’effectif à travers le recrutement de jeunes pilotes dont ceux ayant servi dans l’ex-Khalifa Airways, l’introduction du ticket électronique qui devra se substituer au billet classique d’ici le mois de mai conformément aux exigences de l’IATA, la réorganisation de la compagnie en filiales éventuellement, pour permettre à l’entreprise de se concentrer sur son métier de base ainsi que la modernisation des équipements, sont les principales actions engagées par les pouvoirs publics dans ce souci de modernisation des moyens de la compagnie et d’amélioration de la qualité des services jusque-là décriés par les usagers d’Air Algérie. Au plan de la réorganisation qui prévoit une filialisation des activités, le ministre en charge du secteur avait déclaré que le dossier a été confié à un bureau spécialisé et même examiné par le conseil des participations de l’Etat (CPE). Dans sa phase complémentaire, le plan de développement de l’entreprise, initié depuis quelques années, consiste en l’achat d’une dizaine de nouveaux appareils, tous types confondus, pour un montant de près de 100 millions de dollars. Il s’agira de consolider la flotte actuelle constituée de 29 avions, ce qui permettra de mieux répondre à la demande et, par la même occasion, de défendre sa part du marché à la faveur d’une nouvelle politique commerciale qu’il faudra redéfinir sur la base de l’optimisation de l’offre et du trafic sachant que les tarifs aériens ne couvrant que partiellement les charges du transport aérien, a indiqué M. Mohamed Maghlaoui, qui sont subventionnés à hauteur de 2,5 milliards de dinars/an par l’Etat. Le programme consacré à l’aviation civile au titre du PSRE prévoit l’élaboration du schéma directeur du développement aéroportuaire, l’amélioration des conditions de traitement des passagers par la réalisation de 11 nouvelles aérogares et la modernisation des équipements de prévisions météorologiques. Par ailleurs, une opération pilote de délégation de gestion de l’aéroport d’Alger et de concession des services au sol (handling) a été initiée. Au stade de l’évaluation, cette opération devrait être généralisée aux autres aéroports. La mise en œuvre de cet ambitieux programme exige, comme l’a ordonné le Président de la République, la consolidation des capacités managériales de l’entreprise pour une gestion efficace et performante de ces infrastructures. La formation spécialisée et continue des cadres notamment les pilotes et l’adaptation des ressources humaines aux nouvelles techniques de management sont susceptibles d’assurer à la compagnie les moyens de survie à la concurrence. Le nouveau PDG, récemment désigné à la tête d’Air Algérie qui s’est déclaré conscient des enjeux, et s’engagera, par conséquent, à œuvrer pour l’instauration d’un climat de communication serein entre son département et les travailleurs de l’entreprise, particulièrement les pilotes dont la majorité dénoncent les conditions de travail pour des motifs liés à la nature de l’activité, à l’environnement, aux relations avec l’employeur. M. Abdelwahid Bouabdallah parlera, en fait, d’une feuille de route pour le développement de services de qualité et l’amélioration de l’environnement professionnel, deux priorités retenues dans la démarche de ce responsable qui a lancé le défi de redresser la compagnie, sous cette condition que les compétences soient orientées dans la bonne direction, a-t-il affirmé lors de son installation.