Priorité majeure pour le Président : une économie hors hydrocarbures
Le 25.01.08 par CCI/SA, dans Revue de presse -# 584 - RSS Commentaires
[El Moudjahid] Les données économiques et financières ne doivent pas faire illusion. Le baril à 100 ou même 1000 dollars ne doit pas nous pousser à sombrer dans la douce insouciance ou nous dispenser de faire les efforts salvateurs et incontournables.
Le grand défi de l’Algérie n’est pas de s’intégrer dans la mondialisation. Ce grand défi reste à relever et il est loin d’être facile.
L’Algérie doit, en quelques décennies seulement, construire une nouvelle économie hors-hydrocarbures, c’est la seule et unique solution pour relever le défi de la mondialisation. Or, en relevant le défi de la mondialisation, cela prouve que l’Algérie a réussi à assurer son avenir. Un avenir maîtrisé et prometteur pour les générations futures.
En effet, dans les conditions actuelles de notre économie du pays dépend uniquement d’une seule source de revenus en devises et provenant de l’exploitation d’une seule ressource et de surcroît appelée à terme à disparaître. Cette échéance fatidique, 20, 30 ou même 50 ans peu importe, c’est demain. La mondialisation aidant, cette échéance apparaît déjà comme courte, très courte même, et surtout semée embûches. Car, il faut le savoir, les données ont complètement changé. Tous les pays pratiquement ont pris le train de la mondialisation car elle s’impose au monde entier et aucune nation ne peut se tenir à l’écart d’un processus universel. Qu’elle soit acceptée, redoutée ou même critiquée, elle n’empêche pas que chaque pays s’y est engagé en mettant toutes ses ressources, ses capacités nationales, matérielles et humaines pour atteindre un tel objectif.
Pour l’Algérie, il n’ y a pas d’autre choix. Ce n’est pas une affaire politique ou idéologique. C’est avant tout un projet économique car imposé par la structure de l’économie nationale, c’est-à-dire par la structure du PIB et du commerce extérieur.
A l’heure actuelle, le secteur des hydrocarbures contribue le plus, à côté de la dépense publique, à la croissance économique. Nos exportations sont représentées à hauteur de 98 % par la vente des hydrocarbures. Sur un autre plan, les recettes budgétaires sont représentées essentiellement environ 70 %, par la fiscalité pétrolière.
Ainsi, il apparaît clairement que sans les hydrocarbures, notre économie serait gravement fragilisée et le fonctionnement de l’Etat sérieusement compromis. L’on comprend dès lors la nécessité vitale de construire une nouvelle économie, c’est-à-dire, indépendante des hydrocarbures. Les potentialités existent. La “réindustrialisation”, la mise à niveau de l’agriculture et le développement du tourisme sont des pistes sérieuses et prometteuses. Il est tout juste temps de développer les capacités productives pour créer des richesses. Ces capacités doivent être élargies, modernisées et diversifiées pour permettre à l’Algérie de relever le défi de la mondialisation.
L’on peut dire que toutes les conditions sont réunies pour réaliser un tel objectif. D’autant plus que l’année 2008 se présente sous les meilleurs auspices comme l’atteste la bonne santé financière de l’Algérie.

Commentaires
#1 - Le dimanche 2 mars 2008 à 15:33, par chaaboub
#2 - Le mercredi 23 juillet 2008 à 02:45, par chat
#3 - Le lundi 15 septembre 2008 à 14:39, par rencontre
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