L’année de l’accélération économique
[El Moudjahid] L’année 2007 se distingue par l’avancement notable des principaux chantiers dans le secteur des infrastructures. Tous les grands projets, routes, autoroutes, chemins de fer, barrages, habitat et hydraulique, pour ne citer que ces secteurs sur lesquels a été axé le Programme de soutien à la croissance 2005-2007, ont atteint un degré de réalisation élevé, ce qui de visu permet de conclure que le visage de l’Algérie a complètement changé.
Les chantiers fonctionnent à plein régime dans les toutes les régions du pays, jusque dans les communes les plus enclavées ou celles qui se situent dans l’extrême Sud.
Avec une croissance moyenne de 5%, stable depuis le lancement du premier programme économique en 2001, l’économie nationale s’est mise en mouvement pour offrir, en 2007, les meilleurs indices d’une croissance hors hydrocarbures encore plus élevée. Deux années avant la fin du programme en cours, les experts ne constatent aucun retard notable dans la réalisation des projets inscrits dans le programme du Président Bouteflika, qui, comme on le sait, a veillé cette année de près et avec un maximum de rigueur sur l’observation des normes de travail dans les chantiers, le rythme des travaux, notamment et surtout la qualité du produit à réaliser. Ni retard donc dans les délais de réalisation ni encore moins les surestimations financières des projets aux mains des entreprises d’Etat, privées nationales ou étrangères. Tout le monde aura constaté avec quelle attention le Président suit sur le terrain ce qui a été mis en chantier pour ne laisser place à aucun laxisme, aucune mauvaise gestion ou non-respect strict des clauses des contrats. L’année 2007 a été celle de la rigueur dans la gestion et la réalisation. Celle aussi d’une plus grande attention aux conditions sociales des citoyens, les couches les plus défavorisées notamment. L’Etat, à l’initiative du Président Bouteflika et grâce au dialogue soutenu et permanent entre le gouvernement et les partenaires sociaux, syndicats et patronats, grâce surtout à l’effort du monde du travail, s’est attaqué aux difficultés sociales des plus démunis. La pauvreté, qui avait touché pratiquement quinze millions d’Algériens durant la décennie noire, est en cours d’éradication. Le nombre de chômeurs est tombé de 27% en 2000 à moins de 12% en 2007, ce qui est le taux moyen dans les pays de l’OCDE. Bien sûr, il reste encore un effort à accomplir dans ce sens, les résultats viendront les deux prochaines années. Logiquement, en 2009, le chômage aura disparu et la crise du logement assez bien contenue, ce qui fera de l’équation un salaire plus un logement par famille, la réalité du court et du moyen terme.
En 2007 l’Etat a, on le sait aussi, éliminé la quasi-totalité de sa dette externe. Ses ressources financières sont donc intactes puisque le service de la dette, qui était dans les années 1990 de 10 milliards et plus, ne représente plus rien dans les recettes du pays. Certes, les revenus pétroliers ont atteint pratiquement les 60 milliards de dollars. Ce sont des moyens supplémentaires qui mettent l’Etat à l’aise, mais plus que ces moyens, le meilleur capital, cette année et depuis l’arrivée du Président Bouteflika au pouvoir, est la bonne gouvernance, la qualité de la gestion et l’utilisation rationnelle de l’argent de l’Etat. Tout est fait dans la transparence, chaque dollar qui rentre dans les caisses de la Banque d’Algérie est comptabilisé. Plus personne d’ailleurs, c’est là le meilleur argument d’une bonne gouvernance, ne se demande, comme dans le passé, «où est l’argent du pétrole». Une partie de cet argent est utilisé sur la base des 19 dollars le baril pour le budget annuel de l’Etat et le reste est versé dans les réserves de change.
La bonne gouvernance, grâce à des institutions étatiques qui fonctionnent harmonieusement, est certainement donc le meilleur bilan à faire pour l’année 2007.
