Le FCE soutient le projet de l’union méditerranéenne
Le 04.12.07 par CCI/SA, dans Revue de presse -# 390 - RSS Commentaires
[La Tribune] Dans son intervention hier à l’ouverture de la cinquième rencontre entre le Medef et le FCE, tenue en marge de la première visite d’Etat du président Nicolas Sarkozy, M. Reda Hamiani, président du FCE, a clairement affiché l’adhésion et le soutien du FCE au projet de l’union méditerranéenne.
Pour le patron du FCE, le progrès des chefs d’entreprise dans cette région ne doit pas se dissocier de celui des Etats. «Le progrès des chefs d’entreprise est indissociable de celui de l’ensemble des pays de cette région méditerranéenne qui, plus que toute autre région dans le monde, peut se prévaloir de tant de potentialités économiques et commerciales», a expliqué M. Hamiani avant d’ajouter : «Pour cela, cette aptitude potentielle ne trouve pas encore les conditions de sa concrétisation. Voilà pourquoi, nous, les chefs d’entreprise, nous sommes si attentifs au projet de l’union méditerranéenne qui situe de façon explicite l’avenir du partenariat entre les pays de la rive sud et ceux de la rive nord comme le résultat d’une croissance de nos économies.» Une croissance que le FCE juge soutenue sur le long terme.
De l’avis du FCE, cette rencontre, comme toutes les précédentes, renforce la confiance entre les entreprises des deux pays. L’objectif recherché à travers de telles initiatives n’est pas de signer uniquement des contrats mais, comme l’a souligné M. Hamiani, de «créer des synergies au profit de nos entreprises». Pour cela, il est utile de travailler de façon approfondie et permanente sur différents thèmes. Et ce, notamment ceux liés à la conduite des affaires et sur tous les facteurs qui sont de nature à favoriser sur le long terme la dynamique d’«un partenariat dense et diversifié». «Nous ne serions pas dans l’erreur si nous affirmons que la dynamique que nous voulons impulser à nos relations est amorcée.
Les choses bougent en effet, même si ce n’est pas de manière spectaculaire et au rythme que nous souhaitons», a encore noté le président du FCE qui s’est félicité par ailleurs des améliorations enregistrées dans les relations économiques entre les deux pays par le biais des organisations patronales. M. Hamiani n’a pas manqué dans le même sillage d’exhorter les entreprises algériennes à poursuivre leurs efforts dans la voie de la diversification de leurs relations. Abordant le climat des affaires en Algérie, le patron du FCE estime que les règles du jeu sur le marché algérien sont «claires et transparentes».
«Les initiatives, toutes les initiatives, peuvent y trouver un terrain favorable pour se réaliser».
D’où la nécessité de lancer des investissements structurants français en Algérie.
Dans ce cadre, la création du conseil des chefs d’entreprise algériens et français s’avère nécessaire pour favoriser la dynamique d’un partenariat «dense et diversifié». Mme Laurence Parisot, présidente du Medef, a, au même titre que M. Hamiani, récusé le terme de «frilosité» des investissements français. Mme Parisot a déclaré ne pas reconnaître ce discours de frilosité qu’elle a jugé plus qu’inexact. «L’Algérie est la voie principale en Afrique pour les investisseurs français. «Je trouve que c’est disproportionné et injuste de parler de frilosité.» Et ce, d’autant que, pour Mme Parisot, les opportunités d’investissement en Algérie sont importantes. C’est aux organisations patronales des deux pays de jouer le jeu et d’encourager les échanges. Toutefois, des efforts sont à faire, selon Mme Parisot, en matière d’amélioration du climat des affaires. «Il ne faut pas se voiler la face quant aux difficultés», a déclaré Mme Parisot en marge de la rencontre entre hommes d’affaires.
Parmi ces difficultés, la présidente du Medef a cité l’aspect sécuritaire. L’enjeu de la sécurité est, en effet, important pour le Medef.
Une organisation dont la première responsable a émis par ailleurs le souhait de voir relancer le processus de privatisation du Crédit Populaire d’Algérie (CPA). Elle a jugé à ce sujet légitime la décision du gouvernement algérien de suspendre l’opération dans l’environnement actuel financier à l’échelle internationale. Pour ce qui est de la rencontre d’hier, soulignons qu’ils étaient nombreux les investisseurs des deux pays à intervenir pour présenter leur expérience, notamment pour les hommes d’affaires français. Lesquels sont revenus longuement sur leurs projets en Algérie. Des projets qu’ils estiment couronnés de réussite en dépit des difficultés sur le terrain.

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