Ce qui signfie que le secteur veut mettre fin au financement triangulaire (banque-ANSEJ-promoteur) qui est, d’après des jeunes ayant postulé à ce dispositif, très contraignant compte tenu des lenteurs dans le traitement des dossiers pour le déblocage de crédits bancaires.
Au même moment des sources affirment que «l’ANSEJ dispose des ressources financières nécessaires pour s’engager dans une telle démarche» et que l’Etat consacre annuellement pas moins de 5 milliards de dinars pour cet organisme afin d’aider les jeunes chômeurs à s’insérer dans le monde du travail par la création de leur propre activité. Par ailleurs cette proposition du renforcement du financement mixte, qui est en instance d’étude au niveau du gouvernement, a été prise pour garantir près de 20 000 postes d’emploi par année. Au cas où le gouvernement avaliserait ladite proposition, les responsables pensent que ça donnera un nouveau souffle au dispositif ANSEJ qui, jusque-là, enregistre d’interminables problèmes liés au financement à cause de la frilosité des banques, ce qui engendre aux bénéficiaires du dispositif beaucoup de retard pour la mise en place de leurs activités.
Les difficultés de financement par les banques sont expliquées par le fait qu’une grande partie des projets financés par celles-ci accusent un non-recouvrement de la part des promoteurs. Selon les mêmes sources, le financement de la création des microentreprises, dont l’investissement ne dépasse pas 2 millions de dinars, sera assuré à hauteur de 60% contre 40% exigés du promoteur. Cependant pour les projets qui dépassent les deux millions DA, le montant est réparti en deux parties égales de 50% pour peu que le promoteur soit disposé à contribuer. Notons qu’au niveau de la wilaya, le dispositif d’aide à l’emploi des jeunes géré par l’ANSEJ de Bouira a permis la création de 4 655 emplois au 30 septembre dernier à travers les 1 709 projets réalisés, dont 2 275 emplois créés dans le secteur des services, agences de voyages, ateliers, bureaux d’études, cabinets divers, etc. représentant près 56%, viennent après les secteurs de l’agriculture avec 15% et celui de l’artisanat avec 13%. Les mêmes sources ajoutent que le nombre de dossiers déposés au niveau de l’agence de wilaya de Bouira est de 7 440, 6 699 promoteurs ont obtenu l’avis favorable de l’ANSEJ et il est prévu que le dispositif permettra la création de 19 070 emplois sur 21 278 prévisibles. Signalons qu’au niveau national 83 860 microentreprises ont été créées depuis le lancement du dispositif, ce qui a ouvert pas moins de 237 300 postes d’emploi.