Depuis son démarrage effectif, en 2002, il a été initié en 2000, le processus, qui sera parachevé en décembre de l’année en cours, soit 27 mois de prolongation, aura concerné 740 entreprises avec un encadrement constitué de 25 experts dont 21 sont algériens.
Toutefois, 290 PME (39,2%) ont du abandonner après le diagnostic ou le pré diagnostic alors que 450 entreprises soit 60,8% de la totalité des PME impliquées dans cette démarche ont, au moins, franchi un premier cycle de mise à niveau. Le programme en question doté de 57 millions d’euros de la Commission européenne, 3,4 millions du ministère de la PME et de l’Artisanat et de 2,5 millions d’euros représentant les contributions des PME aura été concrétisé par 2 724 actions (appui financier, appui direct aux PME, appui à l’environnement institutionnel de la PME, formation) depuis 2002 à septembre 2007 soit 5 années d’opération.
Le processus a été soldé par la remise, mercredi dernier des trophées de la mise à niveau au profit de 11 PME ayant réussi ce passage vers la performance et la qualité. Le point de presse animé, avant-hier, à l’hôtel «El Djazaïr» par le directeur du cabinet du ministre de la PME, coordinateur du programme de mise à niveau et de l’artisanat, M. Brahiti en présence du directeur de l’unité de gestion du programme ED-PME, M. Olivier de Velp et du chef de la coopération et directeur des opérations de la délégation de la Commission européenne en Algérie, M. Joao de Santana a mis, justement l’accent sur la nécessité d’accompagnement de la PME algérienne en tant que «vecteur de création d’emplois et de valeur ajoutée» au moment où l’Algérie amorce son entrée dans l’économie mondiale comme l’a souligné M. Brahiti. A propos de l’ED-PME, ce dernier affirmera que cette coopération a «engrangé des résultats significatifs» indiquant, au passage que, 63% des PME auditionnées estiment que, le programme a eu un impact efficient sur la qualité du produit, la maîtrise de la structure des coûts ainsi que, sur les techniques de gestion rappelant que, 450 PME ont pu entrer dans un processus réel de mise à niveau. La remise des trophées représente, ainsi, «un aboutissement du programme engagé depuis 5 années».

• 45 millions d’euros pour la phase II
Le conférencier indiquera, d’autre part, que le département de la PME s’attelle à élaborer une stratégie censée consacrer «définitivement les objectifs de l’exportation hors hydrocarbures» sachant que, 2,5 milliards de dollars sont dépensées chaque année pour l’acquisition de la pièce détachée et au titre de la sous traitance d’où cet intérêt au développement de la PME exportatrice notamment. Dans le même contexte, l’intervenant dira cette nécessité de respect des normes et d’intégration aux nouvelles technologies d’information et de communication.
M. Brahiti devait annoncer, à ce titre, la création de centres techniques pour accompagner la PME et l’initiation d’un deuxième programme de mise à niveau en direction des entreprises parmi celles ayant déjà suivi d’autres programmes de compétitivité selon des critères d’éligibilité prédéfinis.
Cette seconde phase, a expliqué, M. Brahiti portera essentiellement sur le volet de la normalisation. Aussi, s’intéressera-t-il à la consolidation de la gouvernance institutionnelle à travers la formation de gestionnaires et à l’appui des associations professionnelles. Le programme qui devra mobiliser 45 millions d’euros prendra en compte le module « recherche et développement » dans le cadre de l’innovation et l’amélioration du produit et des services a déclaré, par ailleurs, le conférencier. M. Joao De Santana a, pour sa part, affirmé que la contribution de la commission européenne vise à « dynamiser le secteur privé».
«Nous sommes conscients des enjeux de la diversification de l’économie», dira t-il à cet effet. De Santana ajoutera que le processus de mise à niveau suppose des «méthodes de gestion moderne qui prend en compte l’élément humain mais aussi, l’intégration de l’environnement et une bonne compréhension des marchés». Il conclura en affirmant la disponibilité de la partie européenne à accompagner la PME dans son parcours vers la compétitivité.
Il y a lieu de rappeler que le ministre en charge du secteur, M. Mustapha Benbada avait annoncé, à l’occasion de la remise des trophées mercredi dernier, le lancement d’un second programme PME II doté de 40 millions d’euros octroyés dans le cadre de l’ED-PME et de 5 millions d’euros pour la partie algérienne dont 3 millions représentant les contributions institutionnelles et 2 millions à la charge des PME. Le ministre devait préciser que ce programme vise à «consolider les acquis des PME» en matière de qualité et d’accès aux normes CE mais aussi, d’intégration aux nouvelles technologies d’information et de communication comme étant des facteurs de compétitivité. Il a, également, fait part de la tenue, à partir de 2008 d’ateliers thématiques précis regroupant les acteurs directement impliqués à l’effet de clarifier la démarche et proposer des solutions concrètes aux décideurs. M. Benbada a, également, indiqué que les premières manifestations d’intérêt de la part des PME sont déjà enregistrées par l’Agence nationale de développement des PME (AND-PME) au titre du programme national de mise à niveau opérationnel depuis février 2007 en complément aux programmes de coopération.