Cela s’explique par la forte demande enregistrée sur le marché international. Les besoins seront de plus en plus importants notamment dans les quelques mois à venir à l’approche de l’hiver. La faiblesse des capacités de raffinage en est l’une des principales raisons. Les incertitudes géostratégiques telles que la situation en Turquie et l’Irak constituent aussi l’autre facteur à l’origine de cette hausse. Le ministre évoque également la dépréciation du dollar américain, provoquée par la crise aux États-Unis. Il n’écarte toutefois pas une éventuelle baisse de près de 2 millions de barils de la demande vers le second trimestre de l’année 2008. Ce qui engendrera une baisse légère des cours. Une chose est sûre, l’offre actuelle sur le marché mondial est suffisante et toute demande est satisfaite par les producteurs. L’utilisation des réserves par certains pays par souci d’un recul des prix à l’avenir a suscité des changements sur le marché international. En termes plus clairs, ils pensent qu’ils peuvent vider leurs réserves pour le moment et les remplir plus tard en achetant le pétrole à des prix bas. Par ailleurs, M. Chakib Khelil annonce la tenue à partir du 15 novembre du sommet de l’OPEP. À cette date, un séminaire technique sera organisé dans la capitale de l’Arabie Saoudite, Riyad. Il sera suivi le lendemain par une réunion des ministres du Pétrole, des Finances et ceux des Affaires étrangères. La rencontre au sommet, qui verra la participation de tous les chefs d’État, aura lieu les 17 et 18 du mois en cours y compris les nouveaux membres, l’Angola et l’Équateur. La conférence de l’OPEP extraordinaire est prévue, quant à elle, le 5 décembre à Abu Dhabi. La situation du marché sera étudiée par les participants. Des décisions adéquates seront, selon le ministre, prises pour stabiliser davantage le marché. Il faut rappeler qu’une mesure a d’ores et déjà été prise et mise à exécution : l’augmentation de l'offre de l'OPEP de 500 000 barils par jour dès le 1er novembre.