Le Conseil de gouvernement a examiné et adopté un décret exécutif fixant les conditions et modalités d’exercice de l’activité de commercialisation de véhicules automobiles neufs, présenté par le ministre du Commerce. Le décret cherche à remédier au vide juridique actuel et aux dysfonctionnements qui caractérisent l’activité de commercialisation des véhicules neufs. Il précise à la fois le cadre réglementaire dans lequel devra s’organiser cette activité et les sanctions applicables en cas de manquement des opérateurs concernés à leurs obligations légales. “Le marché des véhicules est libre en Algérie, mais il est réglementé du fait qu’il touche à la sécurité des personnes, aux droits des citoyens et à la protection de l’environnement”, a résumé le ministre lors d’un point de presse. Le nouveau décret oblige les concessionnaires de véhicules neufs agréés en Algérie à respecter un certain nombre de normes de construction automobile dans le souci de protéger le citoyen, à l’heure où les accidents de la route défraient la chronique avec leur lot quotidien de malheurs. Désormais, la soixantaine de concessionnaires présents en Algérie seront obligés de s’en tenir strictement à certaines conditions, à commencer par la nécessité d’importer et de commercialiser des véhicules construits selon les normes en vigueur dans le pays d’origine, en l’occurrence les normes de qualité, de respect de l’environnement et de circulation. “L’État veut en finir avec cette idée selon laquelle les véhicules vendus en Europe n’ont rien de commun avec ceux destinés au marché algérien”, a déclaré pour sa part le ministre de la Communication, M. Abderrachid Boukerzaza. En second lieu, les revendeurs agréés doivent absolument respecter les contrats de vente, notamment en ce qui concerne les délais de livraison et surtout le service après-vente et la fourniture de pièces d’origine. Selon les nouvelles dispositions contenues dans le décret, les concessionnaires seront dans l’obligation de livrer le véhicule dans les 30 jours, à partir de la date de commande, “sauf accord avec le client”. “L’anarchie est telle que dans certains cas, il y a des dépassements du fait qu’à titre d’exemple, des options, pourtant payées à l’avance, sont souvent inexistantes sur le véhicule livré”, a souligné le ministre de la Communication selon qui le citoyen se voit ainsi tout simplement lésé dans ses droits d’acheteur. Selon le nouveau décret, les concessionnaires ne peuvent plus exiger une avance de plus de 10% du prix de cession du véhicule, contre 20 à 40% actuellement, ce qui est “contraire à la loi”, a souligné M. Boukerzaza. L’Algérie a augmenté progressivement ses importations de véhicules, les portant de 80 000 véhicules environ en 2003, à 125 000 en 2004, puis 251 000 en 2005 et 188 000 unités en 2006. Le nombre de voyageurs par voie aérienne augmentera de 4,9% pour les vols internationaux, 3,5% pour les vols internes d’ici l’année 2025, et celui des vols connaîtra une évolution de l’ordre également de 3,5%, a par ailleurs indiqué Maghlaoui. Le ministre a fait part, lors de cette rencontre de l’adoption par l’Exécutif de deux schémas directeurs, en l’occurrence celui des aéroports et des ports.
Concernant le secteur aérien, il consommera 47 milliards de dinars au terme de l’année 2009, dont 4,5 milliards de dinars pour la rénovation de certains aéroports comme celui d’Oran, 19 milliards pour le développement des infrastructures, tel sera le cas pour Béjaïa, 13 milliards pour l’entretien des aérodromes, 2,5 milliards pour l’élargissement et la rénovation des terminaux et 1,3 milliard de dinars pour le renforcement de la sécurité.
Concernant le retard mis dans la nomination d’un nouveau DG d’Air Algérie, le ministre des Transports estime “qu’une entreprise se gère par ses organismes sociaux et un directeur par intérim, comme c’est le cas pour air Algérie en attendant la désignation d’un nouveau responsable”. Pour ce qui est d’un changement de gouvernement ou de sa démission évoquée dans la presse nationale, le ministre de l’Information et de la Communication, M. Boukerzaza affirmera que cette question n’est pas à l’ordre du jour.