Tout le monde a conscience que l’Algérie évolue aujourd’hui dans un monde marqué par une dure et sévère concurrence, tiré par le profit au sein de laquelle l’économie nationale doit impérativement se faire une place. Pour cela, l’appareil productif est appelé à réussir sa mutation et les entreprises algériennes être tirées dans le sens de l’excellence. L’Algérie n’est pas sans atouts en la matière. A ce stade, c’est le secteur de l’énergie qui sert de réelle locomotive. La Sonatrach, le fleuron de l’industrie algérienne, est une entreprise qui se singularise aujourd’hui par son ancrage dans les grands challenges, son organisation et ses ressources humaines. Le secteur reste lié pour sa part à une forte croissance des investissements et l’importance des programmes que permet présentement un contexte international favorable où les prix demeurent élevés.
Le montant global du financement des investissements du plan de développement de Sonatrach à moyen terme dépasse les 32 milliards de dollars, dont 2/3 sont dédiés aux activités de recherche et de production soit 20 milliards de dollars, dont 8,3 assurés par les associés de Sonatrach. L’effort est à la mesure des ambitions d’un groupe industriel qui a su placer ses intérêts à l’international où il est partie prenante dans un certain nombre de sociétés étrangères et des actifs de celles-ci. Pour autant, l’Algérie conserve à ce stade, comme le ministre en a fait la large démonstration au Centre de presse d’El Moudjahid, d’importantes réserves d’hydrocarbures dont une partie non négligeable n’est pas explorée encore.
L’Algérie a un territoire immense, et les opportunités restent très élevées et très grandes qui sont une garantie pour les décennies à venir.
La situation favorable que présente le secteur permet aussi de rentabiliser les recherches et l’exploitation, autre garantie de pérennité pour le secteur. Il y a aussi l’accroissement de la demande mondiale. L’Algérie consolide ses positions en s’attachant à l’établissement de partenariats au long cours singulièrement dans le domaine du gaz naturel liquéfié, où elle se présente en situation de leader.
Le panorama, ainsi dressé, permet au ministre de l’Energie et des Mines, récemment promu à la présidence tournante de l’OPEP, d’avoir le propos sûr, celui d’un gestionnaire qui sait où il va. Ce qui est important de faire remarquer, c’est que les hydrocarbures resteront encore, pour très longtemps, l’énergie la plus importante et la plus appropriée à la satisfaction des besoins des économies dans le monde. La demande devrait encore augmenter dans des proportions considérables sur un marché en expansion.
Tous les pronostics internationaux vont dans ce sens. Patiemment, l’Algérie a mis en place une stratégie qui préserve ses intérêts et laisse une grande et large place aux groupes internationaux que la richesse de notre sous-sol n’a cessé d’attirer. Le secteur devra aller peut-être à plus de diversifications et devra se doter d’infrastructures plus importantes pour pouvoir répondre à une demande internationale toujours tirée vers la hausse. Le gaz représente une grande espérance pour la prospérité du pays. Il classe l’Algérie parmi les pays les mieux pourvus pour affronter une concurrence internationale qui reste très vive et le restera pour l’avenir plus encore par la multiplication des intervenants. S’agissant du pétrole, le ministre a redit toute sa confiance dans la mesure où l’Algérie conserve une très grande marge de manœuvre, avec d’imposantes réserves à la clé.