L’Entreprise nationale des produits de l’électrochimie (ENPEC), dont le siège social est installé à Sétif, compte parmi les précurseurs du secteur de l’industrie en Algérie. Fondée en 1974, elle est spécialisée dans la production des batteries de démarrage de l’industrie automobile, piles et produits électrolytiques (acide et eau distillée). L’entreprise, qui a généré 18,5 millions d’euros en 2006, emploie actuellement 800 ouvriers, répartis dans quatre unités de production : Oued Smar, Sougueur et Sétif qui en compte deux. La production des accumulateurs électriques constitue l’activité primordiale de l’entreprise, avec un rendement annuel de 600 mille batteries. Mis à part la production des piles dominée par la concurrence du marché de l’importation, le marché des batteries a pu quand même maintenir sa part grâce à la fiabilité du produit et sa notoriété depuis plusieurs années malgré la présence de plusieurs labels étrangers. Dans ce domaine, avec la concurrence dans le marché des batteries de démarrage de l’industrie de l’automobile, l’entreprise, qui occupe une place privilégiée sur le marché, accuse un retard significatif dans le domaine de la pile dont la production, soumise à l’arrêt depuis une année, a longtemps subi la concurrence du marché de l’importation, qui s’est avéré néfaste pour la production du secteur public. Les responsables citeront la «concurrence déloyale» dans un marché de large consommation dominé par «l’anarchie». Les produits asiatiques d’importation, largement concurrentiels, ont mis à nu les structures de gestion, de distribution et de commercialisation du secteur public longtemps astreint aux vicissitudes des schémas de l’économie dirigée et qui est appelé à intégrer les mutations économiques nouvelles. D’après les spécialistes, la réorganisation de l’outil de production, le changement du mode de gestion pourraient intervenir dans le cadre d’une politique de partenariat comme unique solution de redressement de l’entreprise. Cependant, selon les dernières informations, au total 13 entreprises publiques issues de divers secteurs attendent repreneur. Les fleurons de l’industrie nationale dont ENPEC, ENIEM, SONATRO seront proposés à la privatisation dès cette semaine, en totalité ou en ouverture majoritaire du capital. C’est la SGP Cabeleq, regroupant les entreprises de câblerie et d’équipements électriques, qui cherche des acquéreurs pour l’ENPEC. Il s’agit de la nouvelle vague de privatisations, pilotée par le ministère de l’Industrie et de la Promotion des investissements et encadrée par un consortium mené par la banque d’affaires espagnole Santander Investment SA dans le cadre du programme de la privatisation mené par l’Union européenne. Enfin, dans ce cadre, l’Algérie s’apprête également à privatiser vers la fin de l’année une des plus importantes banques publiques, le Crédit Populaire d’Algérie (CPA), pour laquelle quatre banques françaises, une américaine et une espagnole sont en lice : BNP Paribas, Crédit agricole, Natéxis, Société générale, Citibank et SCH.