Le président algérien Bouteflika (à dr.) s’entretenait avec Alain Rolland, directeur de Jelmoli SA. Le président de la Chambre de commerce et d’industrie Suisse-Algérie, le Genevois Claude Haegi (au milieu), était également présent.



Comme à La Praille, la surface commerciale du nouveau centre s’étendra sur 32 000 m2 , aux­quels s’ajoutent 17 000 m2 de bureaux. Il est situé dans le nouveau quartier d’affaires de Bab Ezzouar, à cinq minutes en voiture de l’aéroport et sur un axe direct tarmac-centre-ville. L’ouverture du centre commer­cial de Bab Ezzouar est prévue en automne 2008. Le devis du projet s’élève à 70 millions de francs. Sa réalisation générera près de 1000 emplois.

Et Bab Ezzouar n’est qu’un début. Alain Rolland prévoit de bâtir bientôt un deuxième centre commercial à Alger, avant d’es­saimer à Oran, Annaba et Cons­tantine. Tout cela alors que son groupe chercherait en ce moment même à vendre tout son parc immobilier en Suisse, estimé à 2,7 milliards de francs. Rencon­tre à la place du Molard avec un patron joyeux et ambitieux.

Dans l’élaboration de vos projets algériens vous inspirez-vous de votre centre commercial de La Praille, ouvert le 13 novembre 2002?
Absolument. La Praille reste notre modèle de référence dans nos projets en Algérie, en Rus­sie, en Suisse ou ailleurs. Il plaît aux locataires et aux clients. Entre début 2003 et fin 2006, le chiffre d’affaires global à La Praille a progressé de 36%, à 160 millions de francs. Carre­four, Zara et Celio ont déjà confirmé leur intention d’ouvrir des magasins à Bab Ezzouar.

Quelle est la nature juridique de la Société des centres commerciaux d’ Algérie (SCCA) dont vous êtes aussi le directeur général?
Il s’agit d’une société par ac­tions de droit algérien créée il y a quatre mois. Son capital s’élève à 10 millions de dinars, soit 180 000 francs. Il se répartit entre Jelmoli SA (45%) et deux maisons présentes à Genève: Darsi Investment (35%) et Valartis International (20%), cotée à la Bourse suisse.

La SCCA ne s’efforcera-t-elle pas d’éviter les banques algériennes souvent réputées souffrir de créances douteuses, liées à des entreprises publiques non profitables?
Comme partenaire bancaire, nous avons choisi le Crédit po­pulaire algérien (CPA). Il nous a accordé des conditions aussi in­téressantes, si ce n’est plus, que celles des banques étrangères installées en Algérie. Sa pro­chaine privatisation a en plus renforcé notre confiance.

La Tribune de Genève - 30.06.2007