Editorial - Un forum pour de grands enjeux, par Claude Haegi
Le 15.05.07 par CCI/SA, dans Articles -# 7 - RSS Commentaires
L'initiative prise il y a deux ans par le D' Brahim Gacem de lancer à Alger le Forum international de la finance est heureuse à plus d'un titre.
Un pays ne peut se développer durablement sans disposer de structures bancaires et financières modernes, adaptées aux normes et usages internationaux et donc performantes. Le dialogue entre tous les acteurs de ce secteur crucial s'impose, notamment avec des interlocuteurs étrangers.
C'est la raison pour laquelle notre Chambre de Commerce et d'lndustrie Suisse-Algérie (CCISA) apporte son soutien au FIF dans le cadre d'un partenariat actif.
L'Algérie possède un formidable potentiel économique, lui permettant d'occuper dans le temps une place enviable sur le plan international et de créer une prospérité dont l'ensemble du pays profitera. Pour atteindre ces objectifs, il y a des passages obligés. La formation en est certainement le principal. Depuis plusieurs années, notre Chambre de commerce et d'industrie organise, en collaboration avec Business & Management University, des séminaires destinés en particulier aux cadres des banques, des établissements financiers et des assurances. Abordant des thèmes spécifiques, ces cours s'inscrivent dans le cadre d'une formation professionnelle permanente dont l'importance est majeure pour améliorer les niveaux de connaissances des collaborateurs et les actualiser.
Soucieuse d'apporter une contribution utile dans ce domaine de la formation, la CClSA s'inscrit, depuis plusieurs années, dans cet effort et compte le poursuivre notamment par la mise en place, en concertation avec les autorités algériennes, d'un partenariat plus élargi en matière de formation dans le secteur bancaire à mettre en place progressivement. mais sans tarder.
L'expérience suisse dans ce domaine peut avoir son utilité. Les résultats des banques helvétiques sont depuis plusieurs années exceptionnelles. Leur santé est éclatante. Toutefois, elles restent vigilantes en matière d'innovation, de réglementation et de formation tant les défis à relever restent nombreux. L'innovation est sans doute le principal moteur de croissance. L'ingénierie financière permet de conquérir de nouveaux espaces et de stimuler l'ensemble des activités économiques. Les banques sont davantage réglementées que la plupart des autres secteurs. Si on peut se réjouir des contraintes mises en place en Suisse, dans la mesure où elles sécurisent le client et protègent la place financière helvétique des placements contre le blanchiment, il faut veiller à ne pas tomber dans un travers bien suisse consistant à pécher par excès de rigueur, comme l'a relevé à plusieurs reprises le président de l'Association suisse des banquiers que notre Chambre avait invité à Alger et qui a été reçu au ministère des Finances par M. le Ministre Medelci.
L'arrivée des banques étrangères en Algérie est indiscutablement favorable à une dynamisation de ce secteur. Leur savoir-faire est immédiatement utile aux échanges commerciaux et ne manquera pas de favoriser les réformes attendues dans les banques algériennes. Ce rendez-vous international de la finance demande de la patience et de la ténacité pour s'imposer comme une manifestation de référence en Algérie, voire dans le Maghreb. Les grands enjeux devant lesquels nous nous trouvons justifient la poursuite des efforts engagés en faveur du FIF et le soutien attendu des autorités et sociétés concernées.
L'Algérie possède un formidable potentiel économique, lui permettant d'occuper dans le temps une place enviable sur le plan international et de créer une prospérité dont l'ensemble du pays profitera. Pour atteindre ces objectifs, il y a des passages obligés. La formation en est certainement le principal. Depuis plusieurs années, notre Chambre de commerce et d'industrie organise, en collaboration avec Business & Management University, des séminaires destinés en particulier aux cadres des banques, des établissements financiers et des assurances. Abordant des thèmes spécifiques, ces cours s'inscrivent dans le cadre d'une formation professionnelle permanente dont l'importance est majeure pour améliorer les niveaux de connaissances des collaborateurs et les actualiser.
Soucieuse d'apporter une contribution utile dans ce domaine de la formation, la CClSA s'inscrit, depuis plusieurs années, dans cet effort et compte le poursuivre notamment par la mise en place, en concertation avec les autorités algériennes, d'un partenariat plus élargi en matière de formation dans le secteur bancaire à mettre en place progressivement. mais sans tarder.
L'expérience suisse dans ce domaine peut avoir son utilité. Les résultats des banques helvétiques sont depuis plusieurs années exceptionnelles. Leur santé est éclatante. Toutefois, elles restent vigilantes en matière d'innovation, de réglementation et de formation tant les défis à relever restent nombreux. L'innovation est sans doute le principal moteur de croissance. L'ingénierie financière permet de conquérir de nouveaux espaces et de stimuler l'ensemble des activités économiques. Les banques sont davantage réglementées que la plupart des autres secteurs. Si on peut se réjouir des contraintes mises en place en Suisse, dans la mesure où elles sécurisent le client et protègent la place financière helvétique des placements contre le blanchiment, il faut veiller à ne pas tomber dans un travers bien suisse consistant à pécher par excès de rigueur, comme l'a relevé à plusieurs reprises le président de l'Association suisse des banquiers que notre Chambre avait invité à Alger et qui a été reçu au ministère des Finances par M. le Ministre Medelci.
L'arrivée des banques étrangères en Algérie est indiscutablement favorable à une dynamisation de ce secteur. Leur savoir-faire est immédiatement utile aux échanges commerciaux et ne manquera pas de favoriser les réformes attendues dans les banques algériennes. Ce rendez-vous international de la finance demande de la patience et de la ténacité pour s'imposer comme une manifestation de référence en Algérie, voire dans le Maghreb. Les grands enjeux devant lesquels nous nous trouvons justifient la poursuite des efforts engagés en faveur du FIF et le soutien attendu des autorités et sociétés concernées.
Claude Haegi
Président de la Chambre de Commerce et d'Industrie Suisse-Algérie

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