La Foire internationale d'Alger est une vitrine exceptionnelle de la vie économique du pays. Y participer permet d'observer les tendances, de repérer demandes et offres des entreprises nationales et étrangères et de découvrir les fonctionnements administratifs, financiers, commerciaux et industriels spécifiques à l'Algérie.
Certaines entreprises suisses sont présentes depuis plusieurs décennies dans ce pays où elles ont su se faire apprécier. Des plus grandes sociétés, les autorités algériennes n'attendent pas qu'elles se limitent à exporter des produits, par ailleurs appréciés, mais qu'elles songent à produire et à investir sur place en ayant la liberté de disposer ensuite des bénéfices générés. La présence suisse est bien établie notamment dans les secteurs des machines industrielles (textiles, chaud/froid, moulins, emballages), des instruments de précision, des produits pharmaceutiques et chimiques et de I'agroalimentaire, à la gestion de l'eau et des déchets, un potentiel impressionnant que des entreprises suisses dont le savoir-faire élevé est reconnu pourraient explorer. Les plus grands mandats demandent une taille critique que l'on peut, en certaines circonstances atteindre en se fédérant.
Notre Chambre de Commerce et d'lndustrie a très bien entendu, il y a déjà quelques années, le discours du Président Bouteflika au sujet de la formation en général, mais dans le domaine bancaire d'abord, qui est un passage obligé pour assurer le développement du pays. Des propositions concrètes ont été présentées à plusieurs acteurs directement concernés. La détermination du Président Bouteflika s'appuie sur des évidences et sa demande ne saurait rester sans réponse.
Notre Chambre poursuit donc son action, en étroite collaboration avec le Ministère des finances et l'Association professionnelle des Banques et Etablissements Financiers (ABEF), pour qu'une structure qui bénéficie d'équipes de professionnels suisses particulièrement expérimentés dans la formation aux métiers bancaires et financiers et collaborant avec les institutions bancaires algériennes soit rapidement opérationnelle.
Oui, la relation entre nos deux pays s'appuie aussi sur des pages d'histoire écrites ensemble dans le respect mutuel. Elles ne sont pas seulement rationnelles et économiques. La réception à Berne, il y a un an, du Président de la République d'Algérie par Monsieur le Président de la Confédération Joseph Deiss et la récente visite de ce dernier à Alger, sont révélatrices du caractère durable et même renouvelable de nos liens d'amitié. Puissions-nous, dans ce cadre de confiance mutuelle, faire le meilleur usage de nos complémentarités, voire nos différences, pour favoriser des succès économiques source de consolidations sociales, de créations d'emplois, de confort, de liberté et de paix !

Claude HAEGl