Dans une déclaration à I'APS, M. Temmar, qui participait en mars dernier à Marseille aux travaux de la première Convention internationale pour une approche territoriale du développement, a souligné: «Maintenant, nous visons les régions, ce qui nous permettra d'organiser des road-shows en fonction des potentialités de ces régions et de ce qu'elles peuvent nous apporter.»
A cet égard, il a indiqué contacter nombre de décideurs européens sur cette approche régionale du développement, notamment Mme Danuta Hübner, commissaire en charge de la politique régionale à la Commission européenne. En 2006, M. Temmar avait animé moult road-shows en Europe pour présenter aux investisseurs potentiels les entreprises algériennes éligibles à la privatisation. Durant les travaux de cette convention internationale, M. Temmar a présidé la première séance plénière sous le thème «Vision stratégique des territoires dans la politique de développement». Intervenant sur ce sujet, il a rappelé que «le processus de Barcelone n'a pas donné les résultats escomptés » et a proposé une densification des relations euro-méditerranéennes à l'échelle des régions. L'objectif de cette nouvelle approche est «de faire en sorte qu'il y ait une sorte d'accord entre les régions» des deux rives de la Méditerranée «pour pouvoir travailler ensemble» sur des dossiers plus concrets. «On a besoin de fonctionner ensemble», a-t-il ajouté, citant l'évolution des échanges notamment économiques entre les deux rives, dans une logique de partenariat par laquelle les régions de la rive nord peuvent largement contribuer, notamment sur le plan des transferts vers le Sud des sinnovations, des intelligences économiques, des pales d'excellence». «Notre pays a décollé», a-t-il poursuivi, indiquant avoir enregistré une «très bonne écoute» après qu'il eut présenté l'évolution de la croissance économique et sociale de l'Algérie auprès des partenaires et investisseurs internationaux durant ce forum de Marseille. «Nous suivons de plus près» les perspectives de cette approche territoriale du développement régional, a encore souligne M. Temmar. De nombreux ministres et experts venus de différentes régions du monde, ainsi que des représentants d'institutions internationales se sont penchés à Marseille sur le thème des collectivités locales comme «facteurs d'équilibre et de solidarité». La gestion de l'eau, la sécurité alimentaire, la santé, la formation et l'éducation, le développement énergétique durable, le codéveloppement ou encore le patrimoine culturel et his torique sont entre autres autant de thèmes abordés en travaux d'ateliers. Selon la région PACA, qui abrite ce forum mondial, «cette rencontre est la reconnaissance par I'ONU de la capacité des régions à mener des actions de développement au plus près du terrain avec les partenaires socio-économiques et les forces vives de leurs territoires».

«Premiers échelons stratégiques de proximité, elles sont les plus à même d'assurer, en coopération étroite avec les administrations nationales et les institutions internationales, le rapprochement entre les préoccupations de populations confrontées aux défis économiques, environnementaux et culturels du XXIe siècle et la mise en place de réponses porteuses d'avenir».